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Sandrine Frih croque la vie à pleines dents
Figure atypique du paysage politique lyonnais, Sandrine Frih, mère de trois enfants, revendique sa liberté de ton et vit l’instant comme si les lendemains n’avaient pas d’importance et étaient source d’angoisse.
Fan des Rolling Stones, de Super Tramp et de Pink Floyd mais également de reggae elle aime quand ça bouge et s’est essayée à jouer des percussions et de la guitare mais cela n’a duré que le temps d’un coup de tête car son truc c’est de dévorer les polars (notamment Walter Mosley ou Xiu Xia-Lang) et de suivre les enquêtes criminelles. Si Sandrine Frih est plutôt bon public au cinéma et apprécie les acteurs de blockbusters comme Matt Damon ou Leonardo Di Caprio, elle s’intéresse aussi aux émissions culturelles du service public présentées par Guillaume Durand, Franz-Olivier Giesbert et Frédéric Taddei. Cela doit apporter un peu de sérénité à un tempérament plutôt spontané.
L’impulsion et le coup de cœur entraînent d’ailleurs son intérêt pour les arts plastiques. Elle est attirée par la rondeur comme les sculptures de Botero ou Volti. Ces références sont d’autant plus marrantes que l’hippopotame est son animal préféré.
Malgré l’obtention de son baccalauréat à 16 ans avec mention et 3 années de droit des affaires, elle s’est lancée bille en tête dans la vie en vendant de la publicité pour radio Nostalgie avant de rejoindre un studio de production puis de travailler au théâtre pour Jean Poiret. La guerre du Golfe entraina une crise du secteur et Sandrine Frih rebondit en rejoignant le Club Med de Marbella où elle travailla pendant 3 ans. Rentrée en France, elle travailla au Lavandou puis rejoint successivement Nice et Grenoble pour s’occuper de boutiques de prêt-à-porter pour la prestigieuse maison Chacok avant de venir à l’établissement lyonnais de Sonia Rykiel.
Toutes ces expériences professionnelles ne prédestinent en rien pour s’engager activement en politique mais cela serait sans compter avec une mère trésorière de section au PS du temps de feu Jean Poperen (ministre des relations avec le Parlement des gouvernements Rocard et Cresson). Au gré d’une rencontre, elle renoua le contact avec Thierry Braillard quinze ans après avoir fréquenté les mêmes soirées étudiantes. Sandrine Frih s’intéressa alors plus sérieusement au Parti Radical de Gauche avant d’être convaincue d’y adhérer et de devenir la directrice de campagne de Thierry Braillard dans le 6e arrondissement pour les élections municipales de 2001. Avec la victoire de Gérard Collomb à la mairie de Lyon, elle intègre le cabinet du nouvel adjoint aux sports jusqu’en 2008 et tente en 2004 de faire basculer le canton sud du 6e arrondissement, toujours détenu par Dominique Nachury. Depuis ses premiers pas en politique, avec sa nature extravertie, Sandrine Frih s’est taillée une réputation de battante qui a le goût du challenge.
Aussi, après avoir assuré de nouveau la campagne de son mentor aux législatives de 2007 et donné naissance à son dernier enfant, elle se présente aux élections de 2008 dans le 7e arrondissement sur la liste de Jean-Pierre Flaconnèche.
Sandrine Frih prend à cœur ses missions de conseillère d’arrondissement déléguée à l’événementiel mais aussi le travail des commissions auxquelles elles siègent notamment le CCAS en qualité de conseillère municipale de Lyon. Au Grand Lyon, elle a en charge une vice-présidence transversale (administration générale et système d’information) qui n’appelle pas à être sur le devant de la scène mais plutôt en coulisse.
De la publicité à la politique en passant par la mode et le tourisme, Sandrine Frih est surprenante de spontanéité. Attirée par Tanger et le Maroc, elle s’y rend fréquemment et il n’est pas impossible que cela puisse être le point de départ d’une nouvelle page d’une vie où le futur ne se prévoit pas et où chaque instant se vit tout simplement.
Stéphane Sacquépée, le Spip du MoDem lyonnais
Stéphane Sacquépée est un trentenaire bardé de diplômes (IEP de Lyon, ESC Bordeaux et DESS de management des collectivités territoriales) qui habite dans le quartier populaire du Bachut depuis 2003 avec sa petite famille. Il est né dans le 3e arrondissement de Lyon avant de déménager à Bron, Corbas puis Luzinay avant de poser ses valises dans le 2e puis dans le 8e arrondissement de Lyon.
Il a usé ses fonds de culotte chez les Maristes de la Verpillère et accuse une importante présence sur les forums et la blogosphère lyonnaise. Son sens de la formule est plus ou moins apprécié par les uns et les autres mais son activisme permet de faire battre le cœur de la démocratie numérique. Facétieux, il utilise moult pseudos comme Battling (ref à Alexandre Vialatte, Vincent Poursan and Co°)
En effet, Stéphane Sacquépée a participé avec Etienne Tête et Romain Blachier, à une initiative internet (EuroGaules avec 20 Minutes) dont le but était de promouvoir l’idée européenne et de contribuer à animer la campagne des européennes sur Lyon ; mais également à “le Modem en Rase Campagne” sur LibéLyon lorsque personne ne savait s’il y aurait ou non une liste Modem aux Municipales.
Il a également donné la main lors de la première édition de “BibéLyon” avec Sylvie Stefani, Romain Blachier, Stéphane Guilland et Erick Roux de Bézieux qui étaient devenus les blogueurs officiels de Libération le temps du forum mais cette initiative n’a pas été reconduite …
Bon connaisseur des réseaux et acteurs de l’internet, il a été pendant 5 ans, sous délégation de Pierre-Alain Muet, à la Direction du Programme Lyonnais pour la Société de l’Information, c’est-à-dire “du temps où Lyon avait encore une politique numérique” … Au même moment il participait très activement à la rédaction du programme de la Liste MoDem “Lyon est une Chance”.
Adhérent de l’UDF depuis 1995, il est resté fidèle à François Bayrou après la présidentielle de 2007 et l’éclatement du parti centriste entre l’aile qui a raté son OPA sur le PS et celle qui s’est rallié de façon traditionnelle à l’UMP en créant le Nouveau Centre. Pourtant, Stéphane Sacquépée appartient à la frange classique de la démocratie chrétienne à la française et n’a pas de mots assez durs pour dénoncer le marchandage auquel se sont livrés différents élus issus de l’UDF lors des élections municipales afin de s’assurer tantôt un poste d’adjoint à la ville de Lyon, tantôt un siège au conseil général ou encore un poste de salarié … Il persévère depuis dans l’affirmation d’indépendance de sa formation politique et l’émergence d’une autre voix. Il est élu au Bureau Fédéral du MoDem avec Eric Lafond et une majorité de démocrates indépendants.
Stéphane Sacquépée a des goûts assez éclectiques car ce passionné de bandes dessinées apprécie tout à la fois la littérature contemporaine américaine, la science fiction, les films de Ken Loach ou de Stanley Kubrick et les écrits du philosophe Michel Foucault.
Avec des racines familiales qui prennent en partie leur origine au-delà du Mékong, il fait partie des français de sangs mêlés qui constituent une richesse pour la Nation et prouvent par l’exemple que l’intégration au modèle républicain est possible comme à un autre échelon pour celui qu’il appelle “le Tatcher à talonnettes” … Son goût pour l’exotisme s’illustre dans son appétit pour le poulet au wisky ou au curry et se rattache à l’hexagone avec son inclinaison pour le Côte Rôtie …
Comme en 2008, Stéphane Sacquépée sera candidat sur le 12ème canton face à Louis Pelaez (radical de Gauche) mais aussi face à Christophe Geourjon (ex-MoDem habitant le 7ème arrondissement et investi par l’UMP au détriment de Rodolphe Rous). A la suite de l’éviction de Jean-Louis Borloo (Parti radical valoisien) et d’Hervé Morin (Nouveau Centre) du gouvernement, il sera particulièrement intéressant d’observer cette guerre des centres en terre lyonnaise … Malgré l’imbroglio des élections municipales et l’invalidation de la liste MoDem sur le 8e, Stéphane Sacquépée avait fait un score honorable – 8,18%.